Musée Fenaille

Tesson d’amphore avec olives

Rue Eugène-Viala (Rodez)

Le sous-sol de Rodez, l’antique Segodunum, possède la particularité de conserver les vestiges en matériaux organiques, ce qui nous permet d’être assez bien renseignés sur le régime alimentaire des habitants de la ville pendant la période gallo-romaine. Ainsi, on connaît leurs fruits préférés grâce aux noyaux retrouvés (pêches, cerises, prunes, noisettes, raisins, pignons, noix, châtaignes). Les olives, importées du sud de la Gaule, d’Italie ou d’Espagne, sont transportées dans des amphores, comme en témoigne ce fragment qui retient des noyaux d’olives prisonniers dans la poix.

Outre la viande (essentiellement du bœuf, du porc et du mouton), les gallo-romains consommaient aussi des œufs, dont on a retrouvé des petits fragments de coquille. Ils appréciaient aussi les conserves de poisson et des coquillages, comme les huîtres, acheminées rapidement pour être dégustées fraîches.