Musée Fenaille

Trésor monétaire

La Sancy (Goutrens)

Les premières nations à battre monnaie furent la Grèce puis l’Italie. Les Gaulois apprennent à connaître l’usage de la monnaie par les comptoirs grecs (comme Marseille) installés sur la côte méditerranéenne.

La monnaie remplace peu à peu le troc et à la fin du IIIe siècle avant notre ère, les régions situées entre Rhône et Garonne émettent des frappes inspirées des modèles grecs. Les Volques Tectosages, peuple établi entre l’Hérault et la Garonne, dont la capitale est Toulouse, fabriquent de nombreuses pièces en argent ornées d’une tête à l’avers et d’un motif en forme de croix au revers.

Il arrive que de grandes quantités de pièces aient été enfouies sous terre (par mesure de protection ? comme dépôt votif ?) ; on parle alors de “trésors”. En Rouergue, quatre dépôts monétaires gaulois ont été signalés : Goutrens, Malleville, Martiel, Villefranche-de-Rouergue. L’ensemble le plus important, celui de La Sancy à Goutrens, comprenait  4 kg de lingots d’argent et entre 20 000 et 25 000 pièces du même métal. Il s’agit d’imitations de la drachme de Rhoda, colonie grecque de Catalogne, émises par les Volques Tectosages.

Après la guerre des Gaules et la soumission à l’Empire romain, les monnaies émises dans le sud, imitent désormais les modèles romains. Le métal utilisé est moins précieux, bronze ou potin, la fabrication est moins soignée. Certains petits potentats locaux, comme les chefs rutènes Tatinos et Attalos obtiennent des romains l’autorisation de frapper des monnaies à leur nom, en témoignage de leur allégeance à Rome.