En 2022, plusieurs expositions temporaires sont présentées au musée Fenaille, notamment dans le cadre des 20 ans de la rénovation du musée.

Soulages au musée Fenaille

depuis le 2 juillet 2022

Profondément marqué par sa rencontre avec les statues-menhirs, le peintre Pierre Soulages a choisi une de ses œuvres personnelles pour rentrer en résonance avec la collection de statues-menhirs.

Depuis sa rencontre déterminante avec ces stèles préhistoriques alors qu’il était adolescent à Rodez, Pierre Soulages témoigne de son attachement pour le musée Fenaille.  Il était en 2002 invité pour inaugurer la réouverture du musée après dix années de réaménagements et de travaux. Sollicité pour s’associer à cette année anniversaire, le peintre a répondu très favorablement. La salle des statues-menhirs accueillera une de ses œuvres qu’il va choisir pour rentrer en résonance  avec cette collection qu’il connaît si bien.  Cette présentation fera écho avec le dépôt de la statue-menhir de la Verrière, exposée depuis le mois de septembre 2021 au musée Soulages devant le grand polyptyque (162 x 724 comme, novembre 1996). 

L’installation d’une œuvre de Pierre Soulages au cœur de la collection de statues-menhirs constitue un évènement fort dans l’histoire du musée, rappelant à la fois leur pouvoir d’évocation et l’importance de leur dimension esthétique pour nos regards contemporains.   

 « Avec les statues-menhirs, ce qui importe, c’est qu’elles continuent à nous toucher dans ce que nous sommes maintenant. » Pierre Soulages    

© musée Fenaille, Thierry Estadieu

Le Terrain

22 octobre 2022 au 6 mars 2023

Sur le causse de Limogne-en-Quercy, Roger Rousseau creuse le sol pendant 25 ans. Il révèle et aménage un espace d’environ 1000m2 qu’il nomme « le terrain ». En dégageant la structure rocheuse enfouie, il ouvre une réflexion sur la condition humaine à un moment critique dans nos façons d’habiter la terre. Cette exposition présente, sous la forme de textes, de photographies, de pierres, d’artefacts et de sons, quelques-unes des questions que ce lieu, subversif et bouleversant, soulève.

Roger Rousseau s’est lancé dans une œuvre solitaire monumentale, un geste de sculpteur et de bâtisseur qui est aussi une démarche profonde sur le sens de l’existence. Mettant au jour les structures calcaires du Jurassique qui constituent le sol, il invente et architecture (cour, enceinte, murs, escaliers, couloirs, sièges, plateforme) « le terrain » : un lieu singulier, une expérience visuelle et physique avec le minéral et le géologique, un lieu de mémoire, d’imaginations et de réflexions. On ne sait pas bien devant quoi l’on se tient : de quelle époque s’agit-il ? Pourquoi est-ce si émouvant ?

Homme aux savoirs et compétences techniques poussées, ancien éducateur spécialisé, Roger Rousseau ne cesse d’expliquer sa position, comprenant l’enjeu délicat et magnifique que représente la transmission du terrain.

 

affiche de l'exposition Le Terrain
affiche de l'exposition Le Terrain

À Rodez, au Musée Denys Puech et au Musée Fenaille, les artistes évoluent selon la spécificité des deux lieux. À Denys Puech, on invite à découvrir le terrain de Roger Rousseau par le regard artistique d’Alexandra Pouzet et la narration de Bruno Almosnino, portés par ce double mouvement du lieu, réel et imaginaire. En parallèle, à Fenaille, des vitrines présentant des pièces provenant du terrain – pierres polies par Roger, pierres brutes, artefacts, tirages photographiques sculptés – entrent en dialogue avec la collection permanente. Par les images, les écritures de la matière, la projection spéculaire,  les auteurs pointent des correspondances et racontent un récit mythique au présent.  Le biographique se mêle au géologique. Roger parle de relation première à la pierre, de vivre en participation avec un lieu, de situer ses gestes dans un appauvrissement des moyens mis au service d’un mouvement vital.

Avec 4 créations sonores réalisées par Jehanne Cretin-Maitenaz entre l’été 2020 et l’été 2021, dans lesquelles Roger Rousseau évoque la question d’habiter le terrain, sous le gouvernement des pierres qui imposent leur rythme­.

Vue des bilis ("galet" en breton) exposées : Bili Olidée, Bili Zékid, Bili Ving-room, Bili Chunstein, Bili Vingstone, Bili Eliott, Bili-bili… , collection particulière.

Rolling et les statues-menhirs

3 décembre 2022 - 26 mars 2023

Les salles d’exposition temporaire présenteront une nouvelle version de l’exposition jeune public « Rolling et les statues-menhirs » créée par l’auteur jeunesse Olivier Douzou en 2010 et remontée exceptionnellement pour fêter avec une nouvelle génération les 20 ans de la réouverture du musée.    

Cette exposition est un incroyable jeu de construction né de l’imaginaire d’Olivier Douzou en miroir de l’album Rolling et les statues-menhirs. C’est un parcours qui croise la réalité et la fiction, le vrai et le faux, l’Aveyron et la Bretagne pour une invitation à un voyage dans l’univers d’un auteur jeunesse.

La pièce maîtresse de ce puzzle est un curieux géologue, père de la cinélithique qui aperçoit furtivement  « un étrange galet noir en mouvement » en 1905, sur une plage de Bretagne. Mais qui est donc Henri Mattuse ?

“Si les pierres nous semblent immobiles, c’est que nous passons trop vite.”

(Henri Mattuse, Cahiers de cinélithique 38, septembre 1909)