Les œuvres
de la collection

Borne milliaire

La borne milliaire jouait pour les Romains le rôle de nos bornes kilométriques.

Provenance

Chapelle Saint-Vincent (Rodez)

Matériau

Grès

Date

252 ap. J.C.

Dimensions

haut. 82,5 cm ; diam. 45 cm

Ces colonnes portent une inscription indiquant l’empereur régnant au moment de la construction de la route et la distance entre l’endroit où la borne a été plantée en terre et un point sur la route (en général la ville importante la plus proche).

Celle-ci a perdu sa partie inférieure, qui devait indiquer la ville et la distance. Mais on peut supposer qu’elle se trouvait à proximité de Segodunum (l’antique Rodez). Elle mentionne les empereurs Trebonianus Gallus et son fils Volusianus, dont le règne, très court, permet de dater la borne.

IMPER(atori) CAES(ari) / A l’empereur caesar
C(aio) VIB(io) TREB(oniano) GAL / Caius Vibius Trebonianus Gallus
LO P(io) F(elici) AUG(usto) P(onti) F(ici) M(aximo) / pieux, heureux, auguste, grand pontife, revêtu de la
TR(ibunicia) P(otestate) / puissance tribunicienne pour la seconde fois,
BIS CO(n)S(uli) P(ro)C[o(n)s(uli)] P(atri) P(atriae) ET / consul, proconsul, père de la patrie et
IMP(eratori) CAES(ari) C(aio) VIB(io) / à l’empereur Caesar Caius, Vibius
AFIN(io) GALLO / Afinius Gallus
VELD(umniano) VOLUSIAN(o) / Veldumnianus Volusianus
P(io) F(elici) AUG(usto) P(onti) F(ici) M(aximo) / pieux, heureux, auguste, grand pontife, revêtu de la
TR(ibunicia) P(otestate) / puissance tribunicienne pour la seconde fois,
BIS CO(n)S(uli) P(ro)C[o(n)s(uli)] P(atri) P(atriae) / consul, proconsul, père de la patrie

 

Fragment de tablette à écrire en bois
Fragment de tablette à écrire en bois, provenant de Rodez (bd d’Estourmel), époque gallo-romaine

Les inscriptions latines officielles sont rédigées en lettres capitales, comme sur cette borne milliaire. Pour l’usage courant, les Romains utilisaient l’écriture cursive, c’est-à-dire écrite à la main. Pour ce faire, ils se servaient de tablettes de bois recouvertes de cire, dans laquelle ils gravaient les lettres, au moyen d’un stylet à écrire. C’est la partie pointue du stylet qui dessinait la  lettre ; la petite palette située à l’autre extrémité de la tige servait à gommer les erreurs en aplatissant la cire.